CDSU de classe 2 ( Poubelles ménagères et mâchefers) en CHAMBARAN (isère)
Comme beaucoup de personnes, je m'interroge sur la pertinence d'une déchetterie de classe 2 à Roybon, au coeur de la forêt de CHAMBARAN et notamment au Col de TOUTES AURES.
Je suis tout à fait conscient de la nécessité urgente de l'implantation de nouveaux centres de stockage et ne suis pas frappé par le phénomène du NIMBY.Cependant la décision sur le choix du lieu doit être réfléchie. Il ne s'agit non pas de dire NON mais d'évaluer les conséquencesdramatiques engendrées par une telle décision.
D'autant plus que l'Isère stocke déjà 2 fois plus de déchets qu'elle n'en produit !
En effet, de nombreux touristes mais aussi les gens de la région dont les Roybonnais profitent de ce lieu encore sauvage et préservé. Une déchetterie nuirait à l'image d'un tel site et notamment à son Parc Naturel qui abrite une faune conséquente ainsi qu'à ses étangs très proches. N'est-il pas aberrant de vouloir faire cohabiter un Parc Naturel de 310ha, accueillant 14000 visiteursan et un CDSU ?
Certes, il est vrai que cela contribuerait à des améliorations (infrastructures intéressantes)de la vie quotidienne des Roybonnais. Cependant ne serait-il pas plus judicieux d'envisager un investissement pour le long terme?
Une exploitation rentable, innovante et citoyenne d'un parc naturel plus étendu est une perspective envisageable. Les CHAMBARAN sont une richesse à ne pas gaspiller !
Sur le plan de lagriculture, les exploitations agricoles ne serontéconomiquement plus viables. Les dioxines émises par les torchères et transportées par les vents pollueront les sols pour des dizaines dannées. Il en résultera donc une pollution aérienne des cultures et des pâturages. Les animaux de pâture (vaches par exemple) dont nous consommons la viande et le lait seront intoxiqués également. Lensemble de la chaîne alimentaire sera atteinte. Les dioxines ont des méfaits prouvés mais non immédiats: Malformation à la naissance. Désordres dans les défenses immunitaires. Augmentation de la sensibilité aux infections. Baisse de la fertilité chez lhomme et la femme. Lien de corrélation avec lendométriose. Maladies respiratoires. Eczémas.
voire cancers.etc
Suite aux retombées de la décharge (gaz...), les terrains deviendront très peu productifs. De plus, dans lindustrie agroalimentaire, la loi impose que la zone de production des ingrédients soit éloignée de tout centre de traitement des ordures. Les exploitations pourraient-elles garder leur label AOC ? Selon le BRGM :
Les dioxines peuvent contaminer également les végétaux (céréales, fruits, légumes), les poissons, les ufs et certaines matières grasses (huiles, graisses) .
Que penser également du risque d'incendies (torchères) en zoneboisée... Les systèmes de sécurité n'arrêtent pas toutes les particules enflammées.Des sinistres se sont déjà produits en des lieux moins sensibles. Un tel accident aurait des conséquences graves et incontrôlables. Le site est en forte pente, ce qui accentue les effets des eaux météoriques, et du vent,éventuellement porteur dodeurs et accélérateur dincendies. Les déchets sont facilement combustibles, voire inflammables par émission de méthane, et ils contiennent des métaux lourds toxiques, et certains classés cancérigènes : Nickel, Chrome, Arsenic, Mercure, Cobalt, Plomb, Molybdène Dans la brochure : « Pourquoi les forêts brûlent-elles ? », Michel VENNETIER, ingénieur forestier, chercheur au CEMAGREF dAIX-EN-PROVENCE, précise quun incendie de forêt peut produire des températures de 80°C jusquà plus de 2.000°C, et que : « la plupart des incendies de forêts progressent lentement : de 1 à 3 km/h en moyenne, rarement plus de 5 km/h en France Par vent fort dans une végétation sèche, la vitesse de progression peut faire des pointes à 15 km/h, soit la vitesse dun homme qui court. » Il affirme encore : « Le vent est un facteur aggravant. Il dessèche la végétation, attise le feu en lalimentant en oxygène, favorise les sautes de feu, accélère la propagation en couchant les flammes et en rabattant les gaz chauds vers lavant du front de flamme>> Lintervention des secours, avant quils ne parviennent sur le site, ne pourraient avoir lieu avant 15 voire 30 minutes. Le site est particulièrement exposé face à ce vent qui sengouffre à la base et augmente sa vitesse en remontant vers le sommet à 800m là où justement sont implantées des habitations. Quelles seraient les conséquences éventuelles, pour les habitants dun tel accident, (fumées, poussières, gaz respirés) ? Quelle est la quantité deau nécessaire à l'extinction d'un tel incendie ? Et le devenir de ces eaux dincendie sur une pente forte a-t-il était étudié ? Une surveillance du site 24h 24h est-elle prévue ? La vulnérabilité des alentours du site à légard du risque incendie peut être diminuée, mais au prix dun impact visuel nettement plus important (augmentation des bandes de débroussaillement) mais en contradiction avec le développement durable. Ce surcoût en raison du choix de ce lieu dimplantation est- il prévu dans le cahier des charges?
Quant au trafic routier (un camion toutes les 10 minutes au moins), il faut multiplier ce chiffre par 2 car les camions ne resteront pas sur place. Ils effectueront des rotations (soit un camion toutes les 4 à 5 minutes). Les routes, en cette zone montagneuse, devront être aménagées (élargissement conséquent sur plusieurs kilomètres).Elles devront aussi être entretenues davantage par la suite en raison de laugmentation et du type de trafic. De FONTAINE situé à une altitude de 219m, les camions devront monter à l'altitude de 717m avant de redescendre à 660m pour le lieu de stockage. Soit environ 500m de dénivelé qui seront parcourus sur une distance d'environ une soixantaine de kms ! Et à quel coût ? La zone exploitée sera de 40 ha mais une extension à 360 ha fait partie des objectifs à moyen terme. Le trafic sera encore multiplié et la sécuritéroutière sera encore plus en danger. Cependant la loi n=° 92-646 du 13 juillet 1992 prévoit une limitation en distance et en volume du transport des déchets. Les départements limitrophes de l'Isère devraient adopter une attitude plus responsable en stockant leurs propres déchets. Quant à l'Isère, je ne vois pas quel intérêt a-t-elle à se transformer en poubelle régionale... J'ai également une pensée pour tous les malheureux habitants de ST Etienne de Saint GEOIRS, de Saint GEOIRS,COURS,BRION et autres qui se situeront sur le passage des camions chargés de poubelles... Quelles sont les propositions (indemnisations, expropriations) pour les habitants proches de la déchetterie ?
De plus, un captage d'eau destiné à la consommation humaine est situé non loin du site pressenti.Cette eau est consommée par des milliers de personnes. Ce n'est pas le sol argileux peu perméable qui va garantir la sécurité sinon comment expliquer la présence de la nappe souterraine...et de résurgences(sources)... Il y a et aura toujours des infiltrations ! Par le passé, la technique employée (géomembrane)dont le rôle était d'empêcher les infiltrations a montré ses limites: défauts à la fabrication, géomembrane percée lors de l'installation (manipulations, engins), soudures impossibles dans les coins. D'ailleurs pourquoi la plupart des constructeurs ne garantissent-ils lesgéomembranes que 5 ans, et rarement 10 ans ? Alors que l'exploitation du site est prévue pour une durée supérieure à 20 ans. Peut-on qualifier de technique ce qui ressemble plus à un PIS-ALLER ?
Existe-t-il une seule raison valable pour faire prendre de tels risques à la population ? Ci-dessous des liens internet sérieux qui informent sur la nécessité depréserverPARTICULIEREMENT le plateau des CHAMBARAN.
Thèse de Rémi DE LA VAISSIERE et n'hésitez pas à télécharger le résumé (word) de 3,87 mo et même les cartes (167 mo) et allez à la planche 15 où vous pourrez visualiser la zone à protéger en priorité.Les eaux du plateau de CHAMBARAN alimentent les lacs de PALADRU et de ROYBON, la vallée de l'ISÈRE, le bassin de VALENCE et plus...
Le SDAGE RMC identifie ce secteur comme étant un "milieu remarquable à forte valeur patrimoniale, aujourd'hui faiblement sollicité mais à fortes potentialités et à préserver pour les généations futures" ( code de la masse d'eau 6219). http://sierm.eaurmc.fr/sdage/atlas-bassin.php#11 (bas-dauphiné)
Même si dans les années à venir, les procédures légales donnent raison aux associations de défenses,aux élus locaux, à la population, il sera trop tard...
C'est pourquoi le choix du site du Col de Toutes Aures doit être définitivement écarté !
A l'heure actuelle, où il est question de pacte écologique, de Grenelle de l'environnement, il serait opportun de se tourner vers l'avenir en évitant les erreurs passées(IZEAUX) et de donner aux générations futures un espoir.
LES NUISANCES ( odeurs pestilentielles perceptibles à 10 kms et plus selon les caprices de la météo, bruits), LES COÛTS ( dénivelé,distance parcourue par les camions,aménagements et entretiens ) AINSI QUE LES IMPACTS SUR LES LOISIRS ( promenades,cueillettes, chasse et pêche ), LE MILIEU NATUREL ( le Parc Naturel, la faune et la flore), LE TOURISME en plein essort( patrimoine,activités multiples ), LA SANTÉ PUBLIQUE ( gaz cancérigènes et autres gaz dangereux ), LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE ( explosion du trafic routier et notamment des camions ),LE RISQUE D'INCENDIES (torchères) ET LA DEVALORISATION DE L'IMMOBILIER SONT DES CRITÈRES À PRENDRE EN CONSIDÉRATION.
En conséquence, l'installation d'une déchetterie de classe 2, même si le projet présenterait toutes les garanties sanitaires (ce qui est impossible à garantir à lheure actuelle daprès les experts ) desservirait les Roybonnais et la région.
Les aspects négatifs supplantent de loin les aspects positifs.
La recherche d'un site plus approprié s'avère être la bonne démarche à suivre.
La décision qui sera prise engagera Roybon et sa région pour des décennies...
Pour signer la PÉTITION et ou lire plus d'informations, suivre ce lien:
Un représentant de la FRAPNA donne son avis sur l'éventualité de l'implantation de la décharge en CHAMBARAN ( telegrenoble janvier 2007) et affirme notamment que le site de TOUTES AURES ne peut être envisagé.